Avoir un enfant terrible

PETIT TOUR D'HORIZON...

Être parents n'est pas si simple, aucun livre, aucune recette, aucun remède!!!Pas si facile … Nos enfants nous déroutent parfois. C'est parce que nous les aimons plus que tout au monde que le rapport peut parfois être compliqué.
D'abord nourrisson, puis bébé, puis enfant, puis pré ado, puis adolescent... A chaque âge ses problématiques. Cependant il y a des règles transversales pour l'éducation de son petit être.

Tous les pédopsychiatres s'accordent sur le fait que chaque enfant est unique. Chacun d'entre eux nait avec son caractère puis l'environnement ( tiers, école, collège, amis...)et l'éducation interagiront sur leur manière d'être et de fonctionner. Non, les parents ne sont pas responsables à 100% de ce qui compose le psyché de leur enfant, déculpabilisez vous! Comment réagir face à leur comportement, à leur réaction, à leur tentative, quelles réponses leur donner. C'est autant de questions que se posent les parents dans leur quotidien.

Suis-je une bonne mère?
Suis-je un bon père?
Mon enfant est-il dans la norme?
Pourquoi lui, pourquoi Nous?
Comment l'aider?
Pourquoi crie-t-il?
Pourquoi remue-t-il sans cesse?
Pourquoi me fait-il ça à moi?

Pourtant l'éducation d'un enfant se fait à tâtons ;de grands axes restent à maintenir pour nos bambins mais rien n'est défini.

OBSERVER, ECOUTER,COMPRENDRE,NEGOCIER,RELATIVISER restent les maîtres mots en matière d'éducation.

Facile à dire, nous savons et bien pourtant il reste impératif de prendre un temps pour ses actions.
Pour que l'enfant rencontre ses parents il faut que les parents lui disent non!La relation ne passe évidemment pas que par là mais frustrer son enfant c'est l'aider à appréhender la vrai vie et surtout le préparer à sa vie d'adulte. C'est aussi pour qu'il ait conscience de « soi ».

PETITES REGLES DE BASES...

Eh bien oui les règles ce n'est pas que pour les enfants, elles sont communes aux parents et aux enfants, elles sont à fixer sans les bouger même si parfois nous n'en avons pas envie …

1- Il ne s'agit pas de psychorigidité ,non plus, lorsque nous parlons de règles, l'installation de quelques lignes de conduite doit se faire progressivement. Il ne s'agit pas là de tout interdire alors que tout était permis avant.
Par contre une fois les choses énoncées, nous ne devons pas revenir sur ce qui a été dit.
Les gros mots par exemple, on ne peut pas les interdire à son enfant si ,nous, parents nous en vociférons toute la sainte journée.

2-Les parents doivent mener la barque et ramer dans le même sens!!! La même ligne de conduite est à tenir pour papa et maman même si nous sommes séparés ou divorcés.
Les failles d'un couple sont des éléments perturbateurs pour un enfant qui s'y engouffrera facilement .Ses failles sont le reflet de dysfonctionnements qui ne permettront pas de trouver la sérénité pour votre bambin. Un couple solide et en adéquation permet à l'enfant de s'épanouir, d'être rassuré. L'insécurité est un sentiment chez l'enfant qui engendre des crises terribles.

3-Aussi ce n'est pas parce que vous rencontrez des problèmes avec votre enfant qu'il s'agit de se renfermer, il est important d'aborder le sujet avec un tiers: famille, amis, voisin, docteur … Certaines personnes peuvent vous apporter des éléments de réponse simples auxquels vous n'aurez pas pensé .
Ses personnes ont effectivement du recul sur la situation , vous non.

4-Il est évident aussi que s'avouer que son enfant est un petit tyran n'est pas simple, pourtant il n'est pas une bonne chose de se le cacher à soi-même en lui trouvant tout un tas d'excuses et de circonstances atténuantes à tous ses faits et gestes .Même s'il est si petit et si mignon et qu'il vous fait craquer avec son joli petit minois.

5- Menaces, chantages, violences,...,oui, parfois, vous êtes à bout parce que votre enfant vous pousse dans vos retranchements. Cependant ,ces choses là sont à bannir!!!! Elles ont pour conséquence un sentiment d'insécurité sur vos enfants quelque soit leur âge, quelques soient les situations.

6-Ritualiser le quotidien c'est aussi sécuriser un enfant quelque soit l'âge. Exigez des horaires pour le quotidien: l'heure de rentrer pour un ados ( en semaine c'est 19h, le weekend c'est 21h), pour un bébé, c'est la même chose ( on le fait manger à 19h pour le coucher à 20h).Le soir est un moment de calme, c'est la fin de la journée pour toute la famille, TOUT le monde est fatigué,il faut poser les choses...

7-Lorsque votre enfant est en crise, il ne s'agit pas ,à ce moment là, de le bassiner avec de grand discours et des discussions qui n'en finissent pas ;il s'agit là de calmer la crise.Soit d'apaiser votre enfant, de le rassurer, de répondre calmement à ses attentes ,mêmes si ce ne sont pas les réponses qu'il attend. La discussion viendra plus tard notamment pour un adolescent.
Pour un enfant la discussion systématique n'est pas non plus une bonne chose car ,parfois, quand c'est non c'est non! Et systématiquement discuter le met au rang d'adulte. La frustration fait partie intégrante de l'éducation même s'il elle reste source de conflit, de larmes et de cris en tout genre!

COMMENT L'AIDER CONCRETEMENT...

Quelques trucs et astuces qui faciliteront votre quotidien. Essayer de nouvelles choses dans votre quotidien ne vous coutera rien. Au contraire,cela pourra vous apporter un peu de sérénité

LE TEMPS:
Temps pour l'observer, temps pour jouer, temps pour manger, temps pour l'écouter, temps pour comprendre, temps de présence. Le temps est de mise si vous voulez comprendre votre enfant, comprendre pourquoi il est perturbé, qu'est ce qui l'angoisse?

LA PROTECTION:
Protéger son enfant c'est lui apprendre que les choses peuvent être dangereuses pour lui et donc lui interdire. C'est pas parce qu'un parent dit NON qu'il n'aime pas son enfant.
Rendez le quotidien prévisible et donc protecteur.

L'ACCEPTATION:
Accepter son enfant tel qu'il est c'est ,quelque part ,s'accepter soi-même. Personne n'est parfait et tous les êtres ont leur singularité.
Accepter son enfant c'est aussi accepter de l'aide des autres. Nous , parents, nous ne sommes pas infaillibles et incollables sur tout. Accepter de l'aide c'est aussi prendre avec sérieux les difficultés de nos enfants.

LA CONFIANCE:
Lui apprendre à gérer des situations ,à mieux les appréhender. Dites- lui qu'il est capable de faire les choses, que vous croyez en lui. Décomposez une situation pour qu'il puisse gérer la même situation plus tard avec autonomie et avec votre confiance.

L'AIDE:
L'aider à s'accepter, l'aider dans des situations angoissantes, l'aider à ne pas se sentir dépassé par les choses.

Une enfant terrible, difficile, tyrannique, compliquée peut changer. Cette étiquette ne doit pas lui coller à la peau et ne doit pas être entretenue par tout le monde. Il faut adopter une attitude positive malgré les aléas et ne pas baisser les bras. Effectivement certains parents peuvent comparer ce qu'ils vivent avec un champs de bataille.
Ainsi : patience, présence, écoute, amour, compréhension restent des maitres mots dans votre relation avec votre enfant. N'hésitez pas non plus à vous faire aider vous même par un psychologue ou psychanalyste. Personne n'est parfait... La violence, l'excès d'un enfant est simplement un moyen de défense pour lui, l'image peut paraître animale mais reste une réalité.

NE JUGEZ JAMAIS VOTRE ENFANT MAIS SIMPLEMENT SES ACTES.